L’intelligence artificielle générative est désormais présente dans le quotidien des élèves. L’ignorer ne la fera pas disparaître. L’enjeu est donc ailleurs : apprendre à l’utiliser avec discernement.
En arts plastiques, elle devient cette année un véritable objet d’étude. Qui est l’auteur lorsqu’une machine génère une partie de l’image ? Que reste-t-il de personnel dans une production assistée par IA ? Qui est responsable d’une image fausse, trompeuse ou diffusée sans précaution ?
Pour accompagner ce travail, deux documents seront présentés aux élèves et aux familles : une charte de bonne conduite avec l’IA générative et une lettre explicitant la démarche pédagogique.
La charte ne se limite pas à dire ce qui est permis ou interdit. Elle pose quelques principes : chercher, expérimenter et comparer sont possibles ; dissimuler l’usage de l’IA ou présenter comme entièrement sien un travail généré ne l’est pas. Les élèves devront garder la trace de leurs essais, vérifier les informations, respecter le droit d’auteur et préciser la place prise par l’IA dans leur travail.
Car le cœur de l’apprentissage reste le même : avoir une intention, faire des choix, exercer son regard critique et assumer la responsabilité de ce que l’on produit et de ce que l’on partage.
L’IA peut générer une image. Elle ne dispense pas de devenir auteur.





