Dans cette séquence de troisième autour de l’autoportrait, les élèves travaillent sur une idée simple : faire apparaître, disparaître ou fondre le visage dans la couleur.
L’objectif n’est pas seulement d’apprendre à mieux écrire un prompt. Il s’agit surtout de comprendre ce que l’on délègue à l’IA lorsqu’on ne précise pas son intention.
Les élèves partent tous de la même image et ajoutent un seul élément. Un premier prompt volontairement vague — par exemple « Ajoute une tache rouge sur le visage » — permet de constater tout ce que l’IA a interprété seule : emplacement, taille, forme, matière, opacité, relation avec le visage…
Ils analysent ensuite cet écart en identifiant les paramètres plastiques laissés indéterminés : quoi, où, taille, forme, couleur, matière, lumière, relation avec le reste de l’image.
Un second prompt, plus précis, permet alors de reprendre une partie de ces décisions. Mais l’enjeu n’est pas d’écrire davantage : chaque précision doit correspondre à une intention plastique réelle.
L’exercice est volontairement dirigé, mais il permet aux élèves de ressentir concrètement une question essentielle :
Qu’est-ce que j’ai décidé, et qu’est-ce que l’IA a décidé à ma place ?
C’est à cet endroit que le travail sur le prompt rejoint pleinement la question de l’auteur.
Exemples d’analyse de prompts :






